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Bulletin de nouvelles, édition septembre 2018

Un mot du conseil d’administration

Chers membres et sympathisants,

Nous sommes très heureux de vous annoncer dans ce bulletin la création d’une 3e FUSA au Québec sur la terre de la ferme des Arpents Roses dans Lanaudière, la FUSA des Vallons d’En-Haut. Les raisons qui ont motivées ce projet et surtout le contexte dans lequel il s’est déroulé méritent toute notre admiration.

En ce dixième anniversaire du rapport Pronovost, nous avons fait un court résumé du constat fait par l’Institut Garon au printemps dernier.

Nous vous offrons aussi un portrait de Catherine Avard, notre coordonnatrice technique responsable de l’accompagnement de projets de FUSA. Catherine travaille en ce moment sur une dizaine de projets similaires qui pourraient se concrétiser dans les prochains mois.

Protec-Terre bouge, non seulement au niveau des nombreux projets que nous accompagnons, mais aussi littéralement en déménageant notre siège social de Cowansville à Saint-Jean Port-Joli. C’est justement Catherine Avard qui a motivé cette décision car elle habite tout près de là et nous comptons ainsi renforcer notre engagement envers elle.

Protec-Terre a aussi bien besoin de votre engagement. Comment ? En renouvelant votre adhésion ou en exprimant votre soutien par un don.

Ce geste nous permettra de poursuivre notre action et surtout d’accélérer le rythme de préservation de terres agricoles biologiques au Québec telle celle des Vallons d’en Haut. Plus spécifiquement, cela nous permettra de pérenniser l’embauche de Catherine Avard et d’assurer notre présence sur tout le territoire. Ce sera pour vous une façon de contribuer très concrètement au développement d’une agriculture saine et de proximité.

Pour devenir membre ou faire votre don, allez à  http://www.protec-terre.org/devenirmembre

Un grand MERCI d'avance de la part de toute l’équipe de Protec-Terre.
 

 

Une fiducie d’utilité sociale pour la terre des Arpents Roses

Le 26 juillet dernier, la création de la FUSA des Vallons d’En-Haut a été réalisée, il s’agit de la 3ème FUSA au Québec après celle de Cadet Roussel et de Terre sans faim (Vallée des prairies). Céline Poissant, propriétaire de la ferme des Arpents roses y transférera gratuitement sa terre dès que les procédures d’arpentage seront complétées.  

Cela faisait déjà un bon moment que Céline caressait ce désir de préserver non seulement le caractère biologique de sa terre, mais aussi le caractère social associé à l’endroit où elle et son défunt mari Claude Beauregard se sont installés en 1986.

Céline s’est toujours considérée davantage comme la « gardienne » de la terre, plutôt que sa propriétaire. À la suite de problèmes de santé importants en 2015, puis 2018, elle a choisi de donner un coup de main à ses fils, selon leurs besoins et selon ses disponibilités, puis de réaliser enfin le projet de FUSA auquel elle songeait depuis plusieurs années.

Ce lieu qu’on avait décrit à Claude et Céline comme presque impropre à l’agriculture. Une terre marginale où Claude et Céline se sont battus durement, presque follement, pour faire vivre leur philosophie agricole, avant de croiser d’autres convaincus partageant de semblables aspirations. Les valeurs qui les portaient étaient celles du respect de la terre et de l’environnement, de l’impact minimal que devaient avoir leurs travaux sur ce milieu sensible, du refus de se considérer comme des exploitants agricoles, de la nécessité de produire des aliments sains et de le faire le plus possible dans le cadre de circuits de proximité. Pour Claude et Céline, le travail de fermier ou de paysan était un travail noble qui devait être reconnu à sa juste valeur et permettre de gagner dignement sa vie. Après le décès de Claude, Céline a ajouté à cette base, dans sa vision de la ferme, des valeurs plus sociales : le non-sens de la propriété privée de la terre, l’ouverture sur la communauté, le partage, la solidarité, la contribution à des missions sociales comme la préservation de la sécurité alimentaire, ainsi que la contribution à des objectifs d’enseignement et de recherche. C’est cette vision que la FUSA des Vallons d’En-Haut poursuivra, et ce, à perpétuité.

Une campagne de sociofinancement sera bientôt effectuée pour aider à couvrir tous les frais qu’il a fallu débourser pour créer la FUSA et pour lui bâtir un fonds de réserve. Plus de détails à ce sujet bientôt.
 

Le rapport Pronovost: 10 ans plus tard                               

L'institut Jean Garon ( organisme à but non-lucratif dédié à l'animation de débats, à l'information et à l'éducation sur les grands enjeux bioalimentaires du Québec ) a décidé de souligner le 10e anniversaire du Rapport Pronovost, au moment où le gouvernement  sort sa politique bioalimentaire.

En 2006, quatre commissaires avec Jean Pronovost à leur tête se réunissaient, consultaient plus de 800 personnes et recevaient 700 mémoires, à l'issue de rencontre dans 27 villes du Québec. Le 12 février 2008, le rapport final était rendu public par le Ministre Laurent Lessard.

Les orientations essentielles du rapport Pronovost se résument ainsi :

  1. Dynamiser le territoire et améliorer l'environnement.
  2. Conjuguer santé et alimentation.
  3. Miser sur notre créativité et notre Nordicité.
  4. Ajuster l'approche collective aux différents marchés.
  5. Universaliser et adapter le soutien à la production agricole.
  6. Diversifier les façons de faire et multiplier les produits.
  7. Eduquer et former pour mieux produire et mieux manger.
  8. Renforcer la cohésion sociale et favoriser la coopération.
  9. Anticiper et influencer le changement.
  10. Corriger et prévenir les dérives.

On constate que le diagnostic, posé par la Commission conserve toute son actualité. Sa force fut d'être le fidèle et respectueux porte-parole de tous ceux qui lui ont confié leurs problèmes et leurs rêves. Malheureusement, les fenêtres qui devaient laisser entrer l'air frais du changement dans la forteresse agricole, sont restées fermées, faute de courage et de leadership. La plupart des 49 recommandations n'ont pas eu de suite à l'exception de quelques-unes.

Durant la dernière décennie, on peut noter de nombreux changements qui se font, mais il manque un plan de match, et une politique gouvernementale qui soutient toutes les initiatives, autant dans la grande agriculture et chez les autres producteurs.

Dans son bilan, l'Institut insiste sur les orientations essentielles, qui peuvent encore alimenter le contenu de la future politique. Elle constate l'ampleur du temps perdu et l'urgence d'agir.

À cela s'ajoute de nouveaux défis, sous-estimés jusqu'à maintenant, soit l'environnement, les changements climatiques et l'ancrage territorial de l'activité agricole.

Jacques Proulx, ancien président de l'UPA se prononce aussi et regrette que la peur a empêché les changements. Citons deux remarques qui résume ses positions.
« Il faut qu'il y ait du monde dans les campagnes, pas seulement des machines. »
« Tous les corporatismes se sont braqués et les politiques n'ont pas eu le courage de faire les changements qui s'imposent. »

Roméo Bouchard, co-fondateur de l'Union Paysanne, précise que le Rapport Pronovost rappelait l'importance des agricultures différentes, l'occupation dynamique du territoire et la protection de l'environnement.

Corinne Gendron, professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale UQAM, donne aussi son avis, elle estime important de conclure un nouveau contrat social entre le monde agricole et le monde urbain.

« Les initiatives d'aujourd'hui cherchent à produire mieux en faisant de l'agriculture un véritable projet de société axé sur la qualité des aliments, la protection  de l'environnement, la préservation des terres et la dignité des agriculteurs »

Les objectifs de Protec-Terre s'inscrivent dans cette vision de l'agriculture, en faisant la promotion des FUSA (Fiducie d'utilité sociale agricole).

Pour l'intégrale de ce bilan, vous pouvez consulter le site www.institutjeangaron.com, onglet 10e anniversaire.
 

Profil de Catherine Avard, coordonnatrice technique

Je suis, à la base, une agronome spécialisée en éco-alimentation et développement rural. Mon passage au sein de l’équipe du laboratoire rural Produire la santé ensemble en Gaspésie de 2008 à 2010 m’a donné la piqûre du développement rural et m’a convaincue que l’agriculture peut jouer un rôle majeur dans la santé des communautés. Depuis plus de 10 ans, je m’implique dans la mise en marché de produits locaux et l’éducation relative à l’éco-alimentation.

Maman de deux enfants, je suis copropriétaire de la Ferme du Siffle-Orange, à St-Aubert, une entreprise diversifiée d’élevages sur pâturage, qui s’intègre à un mode de vie résolument tourné vers l’autonomie alimentaire. Je pratique aussi ma passion pour l’herboristerie périnatale en tant qu’accompagnante à la naissance.

En joignant l’équipe de Protec-Terre en juin 2017, j’espérais pouvoir ainsi participer aux avancées en innovation sociale et agricole au Québec. Après une année passée à suivre des projets de FUSA et à développer une boîte à outils d’accompagnement, je suis extrêmement stimulée pour la suite des choses. J’ai la vive certitude que cette année d’expérience et les compétences développées, combinée à mon profond désir de mettre en pratique du mieux possible mes valeurs écologiques, me permettront d’être plus efficace dans mon travail et surtout de faciliter la vie de toutes les personnes engagées à préserver des terres agricoles vivantes et à vitaliser des communautés rurales.

Chaque jour, je perçois de nouvelles opportunités de faire fleurir le modèle des FUSA au sein d’initiatives diverses menées non seulement par des agriculteurs et des citoyens visionnaires, mais aussi par des institutions et organismes soucieux de la santé de leurs bénéficiaires. Les FUSA sont plus que nécessaires en ce moment au Québec, et je suis fière de participer à ce mouvement de fond. Et pour couronner le tout, j’ai la chance de côtoyer la crème des agriculteurs bio, pour la plupart des pionniers dans leur domaine, soucieux d’assurer une continuité au labeur d’une vie. Que demander de plus !

 

Un nouveau siège social pour Protec-Terre

Dans sa volonté d’être bien présent en région, Protec-Terre a récemment établi son siège social à Saint-Jean-Port-Joli, dans un espace de co-working intégré à l’auberge de jeunesse locale.

C’est de là que Catherine Avard, notre coordonnatrice technique, développe notre boîte à outils et effectue son travail d’accompagnement de projets un peu partout en province.

Parlant de boite à outils, le projet de recherche en ce sens mené en collaboration avec les chercheures du CISA avance à grands pas. Nous devrions en ressortir avec une panoplie de fiches modèles, de diagrammes explicatifs, de listes de collaborateurs, d’options de financement… qui vont faciliter notre travail d’éducation, de sensibilisation et d’accompagnement pour la création de FUSAs.

Nous sommes à examiner les modes de diffusion que nous mettrons en place pour mieux faire connaître Protec-Terre dans toutes les régions du Québec et pour établir des liens de collaboration avec des partenaires des milieux agricoles, communautaires et institutionnels. Surveillez nos annonces cet automne et continuez à nous appuyer généreusement afin que nous puissions poursuivre la réalisation de notre mission.

 

Nouvelles brèves

Catherine Avard et Charles Arpin ont tenu un kiosque de Protec-Terre à l’Expo-champs de la C.A.P.É. qui se tenait le 3 septembre dernier à la ferme hantée de Lotbinière. Cela leur a permis de rencontrer un grand nombre de fermiers biologiques des quatre coins du Québec et d’établir une collaboration plus serrée avec cette jeune coopérative de producteurs.

Protec-Terre donne son appui à l’organisme Voix citoyenne qui milite en faveur de la préservation des terres des Sœurs de la Charité à Québec. Dans le cadre de son plan d’aménagement, la communauté urbaine de Québec propose d’utiliser ces terres pour un projet de construction résidentielle. Voix citoyenne et plusieurs autres groupes ont démontrés lors des audiences à ce sujet qu’il n’était pas nécessaire de dézoner des terres agricoles pour répondre à l’augmentation de la population au cours des quinze prochaines années.

Le Réseau pour une alimentation durable (RAD) tiendra son symposium annuel du 2 au 4 novembre prochain à l’Université Concordia de Montréal sous le thème la Table des idées. Protec-Terre y participera à un panel de discussion intitulé « Le visage changeant de la relève agricole » le 3 novembre à 11 :00. C’est un rendez-vous !

En cette période électorale provinciale, Protec-Terre endosse les demandes du groupe public Vire au Vert. Vire au vert, c'est une campagne de mobilisation pour mettre les enjeux environnementaux au coeur des élections. Ce sont 23 demandes concrètes qui proposées aux partis politiques dont un moratoire sur le dézonage de terres agricoles et l’investissement de 100 millions de dollars pour soutenir le développement de la production et la consommation d’aliments biologiques.